Une page scoute, pour les scouts et par les scouts !!!, Ici, nous voulons partager, dialoguer, parler sur et pour le scoutisme. Et pour les chansons scouts, www.scoutunjourscoutoujourschansons.blogspot.com
mardi 28 août 2012
6 ème Jamboree Africain à GITEGA (BURUNDI) 28th July to 5th August 2012
lundi 27 août 2012
Neil Alden Armstrong (the World Scout Mouvement will remember you)
Amongst the treasured items that Neil Armstrong carried with him to the moon and back was a World Scout Badge. The citation, printed on NASA letterhead paper and personally signed, reads, "I certify that this World Scout Badge was carried to the moon on man's first lunar landing, Apollo XI, July 20, 1969."
Paying tribute to one of his heroes, Luc Panissod, Secretary General, said, "I pass this unique memento on my way into my office each day. It reminds me how real achievement is very often the result of a truly great team effort. As one might expect of an Eagle Scout, Neil Armstrong was always modest about his personal leadership role on that famous mission and the first to acknowledge the scores of people who contributed in so many ways to making it happen. He will always be an inspiration to ourselves and future generations of Scouts worldwide."
Au revoir Mr Armstrong, astronaute et scout, qui avait dans sa poche, quand il marchait sur la Lune, un écusson du Scoutisme Mondial.
Goodbye Mr Armstrong, astronaut and scout, who had in his pocket, when he walked on the Moon, a patch of World Scouting.
RIP to you (August 5, 1930 – August 25, 2012)
IN MEMORIAM FATHER GEORGES DEFOUR (Founder of Xaveris movement)
Concerne Georges Defour, un message d'un de ses confreres
Chers confrères, Quand, en début d'après-midi, les confrères de Liège nous apprirent le décès de notre confrère, Georges Defour décédé ce matin vers 11 heures, le 'kilio' (deuil) avait déjà commencé à Bukavu. Le tamtam africain nous avait pris de vitesse… Georges Defour est né à Verviers le 30 décembre 1913. Après une année d'humanités modernes au pensionnat laïc à Dolhain, il passe aux gréco-latines chez les Jésuites à Verviers, au collège St-François Xavier. Georges s'y donne corps et âme au scoutisme. En 1932 il entre à Boechout pour la philosophie et poursuit l'année suivante à Glimes. Après le noviciat à Maison-Carrée (1934-1935), il fait ses études de théologie à Heverlee, où il est ordonné prêtre le 30 avril 1939. En 1942 il termine à Louvain une licence en Sciences Pédagogiques avec grande distinction et une candidature en droit avec distinction. Première nomination: professeur de philosophie à Thy-le-Château, de 1942 à 1945. En 1945 il devient aumônier de l'A.E.P. (Aide aux Enfants du Pays) en Belgique francophone. Pour son engagement pendant la guerre, entre autres l'organisation d'un poste régional de secours aux sinistrés, il recevra le 6 février 1950 la Médaille de la Résistance et la Médaille Commémorative de la guerre 1940-1945. Le 11 mai 1946 Georges s'envole pour le Kivu. Il est nommé professeur à l'Ecole Normale de Nyangezi et responsable de l'Ecole des Mulâtres. En août 1947 il est nommé directeur-inspecteur de l'Enseignement pour l'Archidiocèse de Bukavu. Il fonde et dirige le Centre Pédagogique (édition de livres scolaires, d'une revue pour les enseignants, élaboration de programmes, fabrication de matériel didactique…). Le père Hellemans, supérieur régional, écrit: "Inspecte deux fois par an les écoles et y met le temps. A le souci de promouvoir l'éducation chrétienne dans les écoles. Ses publications ont du succès en dehors du Vicariat". Quelques années plus tard, en 1958, Georges sera distingué de la Médaille d'Or de l'Ordre Royal du Lion, pour 12 ans de direction des écoles au Kivu… En septembre 1952 il fonde le Mouvement XAVERI, sans aucun doute l'œuvre de sa vie. Pour tout ce qui regarde les structures, ce mouvement que Georges veut profondément africain, s'inspire du scoutisme; pour l'esprit du mouvement et sa spiritualité, Georges s'est plutôt laissé guider par les Cœurs Vaillants/ Âmes Vaillantes et la Croisade Eucharistique. Plus tard, quand le mouvement comprendra des membres adultes, Georges s'inspirera aussi de la JOC. Le nom du patron choisi - Saint François-Xavier - souligne le caractère apostolique du Mouvement. En 1955, Mgr. Van Steene considère les Xavéris comme le mouvement de jeunesse officiel du diocèse. A partir de 1957 Georges peut se consacrer à temps plein au Mouvement. Il compose, édite et diffuse 61 manuels pour les responsables, publie la revue Jeunesse Africaine, le journal Hodari… Il fait plusieurs voyages d'étude dans d'autres pays d'Afrique. Vers la fin des années 50, le Mouvement s'est répandu dans la plupart des diocèses du Congo. En 1960 le mouvement comptait 35.000 membres au Congo. Il se répandra dans 14 autres pays d'Afrique. En mai 1966 Georges fonde le Centre BANDARI pour la formation des cadres de jeunes. Il compose et édite un cours par correspondance, sur le plan national et international, pour la formation systématique des responsables de groupes de jeunes. En 1974 Georges est chargé de cours en psychologie appliquée à l'Institut Supérieur de Sciences Sociales (ISES) de Bukavu. En 1976 s'y ajoute le cours de l'histoire des religions à l'Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP). Il publiera son cours sur la religion traditionnelle africaine. Cette même année il est fait Chevalier de l'Ordre de la Couronne pour les 30 ans de participation à l'œuvre d'enseignement et d'éducation en Afrique Centrale. En août 1977 Georges est nommé Secrétaire Académique, chargé de transformer l'ISES en Institut de Développement Rural (ISDR). Il est élu membre de la Société des Africanistes de Paris (1977)), fonde, au sein de l'ISDR, le Centre d'Etude et d'Expérimentation des Technologies Appropriées, CEETA (1980) et la Ferme Expérimentale du Gai Lapin (1982), devient membre de l'International African Institute de Londres (1980), s'intéresse à l'agroforesterie, est nommé membre du Bureau Régional pour la Protection de l'Enfance et de la Jeunesse au Kivu, fait un long voyage d'étude aux Etats-Unis (1984) et fonde, à l'ISDR, l'Atelier de Production des Technologies Appropriées, ATEPRO (1985). Le 10 juillet 1986, il réussit avec distinction, à l'âge de 73 ans, son doctorat en pédagogie à l'Université de Kisangani. Le 1er novembre 1986 il est nommé Secrétaire Général Académique de l'ISDR, fonction qu'il occupera jusqu'en 1994. En 1987 il publie "Pour une pédagogie du milieu intégral", ouvrage de 488 pages, détaillant entre autres une pédagogie pour un institut supérieur de développement rural. Il est promu, en avril 1988, Officier de l'Ordre de la Couronne. Il assure les cours suivants en 1ère et 2ème licences à l'ISDR: analyse critique des théories du développement rural; recherche-action; anthropologie africaine et développement rural; andragogie et développement rural. En 1990 il publie "Cinq mille proverbes africains pour la Loi des hommes nouveaux" (312 pages). Il multiplie les voyages d'étude: Indonésie (1990), Egypte (1991), Chine (1991), Inde et Népal (1992), Thaïlande (1993), Sri Lanka (1994), Hong-Kong, Taïwan et Corée du Sud (1996)… En mai 1993 il lance une étude expérimentale portant sur 500 plantes médicinales et vétérinaires du Bushi dont il publiera les résultats en 1995. En mars 1994 il fonde le CERDAF (Centre de Recherche et de Documentation Africaine), qui publie depuis 1998 et jusqu'à nos jours la revue trimestrielle "Recherches africaines. L'Afrique et son vécu". En juin 1994 il publie "Le développement rural en Afrique Centrale. Théories et essai d'analyse critique" (350 pages). A partir de 1999 Georges donne un cours sur la Religion Traditionnelle Africaine à notre premier Cycle de la Ruzizi. En 2000 son cours portera sur Vie religieuse et Culture africaine. Il publie Bulikoko, un recueil de chants offerts aux jeunes. Le 30 avril 2000 il fête ses 60 ans de sacerdoce, dont 53 vécus au Kivu. Il publie un cours d'andragogie, orientations de base d'un accompagnement à l'autoformation des groupes d'adultes. A l'occasion du jubilé d'or du Mouvement en décembre 2002, Georges effectue plusieurs voyages-mission au service du Mouvement Xavéri : Burundi, Uganda, Rwanda, Kinshasa et Kisangani, qui se muent, de fait, en tournée triomphale du fondateur vénéré. Le 8 septembre 2002 il est nommé Citoyen d'Honneur de la Province du Sud-Kivu. Le 30 décembre 2003 l'archevêque de Bukavu remet solennellement à Georges, au nom du Souverain Pontife, la décoration Pro Ecclesia et Pontifice. En mars 2007 Georges publie son dernier livre "Les symboles africains dans la vie et le message chrétien" (151 pages), le 106ème ouvrage du même auteur. La vie trépidante et mouvementée de cet apôtre infatigable et grand voyageur curieux de tout, s'arrête d'un coup et brutalement. Le 5 mai 2007, en préparant ses valises pour venir en congé en Belgique, il fait une chute malencontreuse. Rapatrié d'urgence, il passera 5 mois interminables à la Clinique St-Michel à Bruxelles. Le 4 octobre il peut enfin s'installer à la Maison de Repos et de Soin St-Joseph à Liège, où il retrouve d'autres confrères. Mais il ne sera plus jamais le Georges d'avant, plein de vie et d'esprit. Un ressort s'est cassé. Il revivait, certes, quand des Xavéris lui rendaient visite ou quand on évoquait devant lui des épisodes vécus à Bukavu, mais il retombait aussitôt dans un état déprimé, plutôt négatif, aggravé par le fait que les derniers mois il n'était plus capable de se faire comprendre. Le 21 août 2012 Georges s'est éteint doucement. La célébration eucharistique d'adieu aura lieu le samedi 25 août en l'église Saint-Vincent, Place Saint-Vincent, 1140 Evere. A la demande de l'archevêque de Bukavu son corps sera transféré, pour être enterré au Centre Bandari, siège international du Mouvement Xavéri. Après le service à Evere, une collation sera offerte aux confrères à la Taverne James (Goede Herdersstraat 86), près de l'église. 10/05/1940 Réfugié en France 01/01/1945 Thy-le-Château en Belgique 20/05/1946 Arrive au Kivu Congo 21/05/1946 Nyangezi 15/08/1947 Resp.Enseignmt Dioc. Costermansville 07/09/1952 Aum.Gén.Xaveri Bukavu, Ste Thérèse 21/01/1958 Grande Retraite Mours 02/03/1961 Réfugié à Kabgayi au Rwanda 01/08/1961 Ordre Royal du Lion 15/01/1965 Bukavu, St Jean Bosco 01/09/1967 A cause des Evénements.> Belgique 01/09/1968 Aum.Gén.Xaveri Bukavu Zaïre S.E. 07/05/1977 Vice Recteur ISDR Bukavu, Procure 01/06/1988 Ordre de la Couronne 01/05/1995 ISDR/CERDAF Bukavu,Maison StPaul Zaïre S.E. 01/11/1999 Professeur Ruzizi 12/09/2001 Session 70+ Roma, M.G. 08/09/2002 Cit.d'honneur Kivu 04/05/2007 Résidence Liège Belgique 21-08-2012 Retour au Seigneur Liège Belgique |
lundi 12 septembre 2011
6th African Jamboree in Burundi - 6ème Jamboree Africain au Burundi 28 July 2012-05 August 2012
Thème : "le Scoutisme pour un changement positif"
Le Jamboree Africain du Scoutisme aura comme intérêt :
- De permettre aux jeunes de vivre la fraternité scoute,
- De prendre conscience du rôle du scoutisme dans le développement de leur personne et dans la résolution des problèmes de l'Afrique et du monde,
- De transformer leurs rêves en action,
- De mener des échanges interculturels,
- De faire vivre la diversité du scoutisme,...
Au programme : Camping, chants, musique (percussions, tambourinaires...), activités de développement communautaires, randonnées, danse, village mondial du développement, éducation à la paix, éducation à la santé, veillées,
grands jeux, activités de protection de l'environnement....
+ d'infos : www.scoutsburundi.org
mercredi 31 août 2011
Tour d’horizon de la « planète scoute » - interviewes réalisées au Jamboree en Suède (Juillet 2011)
Source : Journal La Croix : http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Tour-d-horizon-de-la-planete-scoute-_EG_-2011-07-26-693049
Tour d’horizon de la « planète scoute »
Au-delà des différences entre les pays et les traditions, on retrouve à travers le scoutisme la même volonté d’éducation à des valeurs universelles comme la solidarité, la paix ou l’environnement.
Témoignages de scouts des cinq continents.
Côte d’Ivoire
Wilfried Gnahoue 21 ans, étudiant en histoire, Abidjan
« Le point principal de nos activités en Côte d’Ivoire est l’éducation à la paix, surtout pendant ces derniers temps de crise. Au début, les scouts n’étaient pas très organisés, mais ensuite nous avons compris que nous pouvions changer les choses. Nous avons visité les sites des personnes déplacées, pour leur apporter les premiers soins, notamment de la nourriture et des médicaments.
Notre seconde action a été d’aller à la rencontre des habitants des quartiers qui ont été les plus touchés par les combats afin de les sensibiliser aux effets de la guerre. Maintenant, la situation s’est améliorée et nous avons des projets concernant la reconstruction des hôpitaux et des écoles. À cause de la situation actuelle, je ne pourrai pas aller au jamboree, ce qui me rend triste, parce que j’aurais bien voulu apporter l’expérience de la Côte d’Ivoire à cette rencontre. »
Bolivie
Edwin Armando Huanacoma Luna, 22 ans
« En Bolivie, il n’est pas toujours simple d’assumer le fait d’être scout. Certains clichés ont la vie dure. Mais dès lors que les gens découvrent tout ce que nous proposons, la richesse de nos activités, c’est beaucoup plus simple de se faire connaître.
Être scout, pour moi, c’est essayer d’être un moteur pour bâtir une société plus juste. La Bolivie est un pays politiquement instable, les conflits sociaux ne sont pas rares. Les scouts doivent en tenir compte, coexister avec ces difficultés et s’impliquer pour trouver des solutions. Si je participe au jamboree, c’est pour voir comment le scoutisme se vit dans d’autres cultures, pour mesurer l’ampleur internationale de notre mouvement et réaliser que nous sommes très nombreux à vouloir vivre dans un monde meilleur.
Partout, le scoutisme doit encourager le respect, l’engagement, la solidarité, l’amitié, l’honneur et la confiance qui se sont un peu perdues dans l’urgence de la vie moderne. Et aussi c’est l’une des rares activités où l’on prend le temps de jouer pour apprendre. »
Australie
Freya Willis 14 ans, Melbourne
« Je fais partie d’un groupe de scouts à Melbourne depuis sept ans, et en 2007, nous avons fêté notre 100e anniversaire. En Australie, nous parlons beaucoup de l’environnement, pour acquérir des connaissances sur la nature et la pollution, par exemple. Dans nos rencontres de scouts, nous apprenons à être très respectueux de l’environnement et à faire du camping sans le détruire. Un de nos projets est de replanter le nombre d’arbres qui sont abattus pour nos camps. Les cinq dernières années, nous avons replanté 300 arbres…
Aller au jamboree cette année, cela fait un demi-tour du monde pour moi ! Je me réjouis de pouvoir participer à cette rencontre internationale, parce que je veux gagner de l’indépendance et découvrir d’autres cultures en Europe, et notamment la Suède. »
France
Quentin Chaix, 21 ans, étudiant en licence de communication, Paris
« L’année dernière, j’ai passé un semestre au Québec. Le système Erascout qui permet aux jeunes responsables partant à l’étranger de rester scout, m’a fait découvrir le scoutisme dans ce pays. Chef d’un groupe de louveteaux, j’ai découvert une autre dimension du scoutisme en passant un week-end dans la neige avec les jeunes de 8 à 11 ans. Tandis qu’eux étaient habitués aux basses températures, je n’ai jamais eu aussi froid dans ma vie ; mais malgré cela c’était un moment magique lorsqu’ils m’ont remis le foulard du groupe.
De retour en France, j’accompagne un groupe de scouts français au jamboree. Ils ont eux-mêmes choisi d’aller en Suède et cela me tient à cœur de voir les jeunes grandir pendant ces trois semaines. Le scoutisme est un milieu extrêmement ouvert, où les gens peuvent se retrouver et échanger. Pendant un rassemblement en avril dernier, une intervenante des guides m’a fait comprendre que dans quelques pays du monde, le scoutisme est le seul endroit où les femmes peuvent prendre des responsabilités. »
Lettonie
Atis Antons 17 ans, Valmiera
Le scoutisme propose aux jeunes une possibilité extraordinaire d’occuper leur temps libre. C’est une manière fantastique d’élever des valeurs humaines comme l’amitié, la confiance, la loyauté et la responsabilité. Nous pouvons passer des moments inoubliables dans la nature, avec des amis, sans avoir besoin de la télé ou des jeux vidéo. En Lettonie, les scouts organisent beaucoup d’activités à l’extérieur, pendant les quatre saisons, même en janvier quand il fait – 20 °C. À Noël, nous décorons des épicéas avec des carottes, des pommes de terre et d’autres légumes pour le gibier. Mon unité fait également partie des rencontres annuelles pour assainir et nettoyer des forêts, des rives et pour ramasser des ordures. Aller au rassemblement mondial des scouts, c’est le rêve de tous. C’est une chance qu’on a une seule fois dans la vie et je suis heureux de pouvoir la saisir. »
Singapour
Oliver Limzikai, 22 ans
Être scout à Singapour, c’est très simple, car nous sommes fortement soutenus par le ministère de la jeunesse et des sports. Des activités variées proposées par le système scolaire sont souvent réalisées avec nos groupes scouts. J’ai beaucoup d’amis dans le mouvement, qui sont tous très engagés. Moi, je suis conseiller scout de la région Asie-Pacifique.
J’aime être scout pour l’amitié qui nous unit, puisque nous partageons des valeurs communes. Le scoutisme veut apporter la paix et l’entente entre les gens, il permet de construire des ponts entre les personnes qui n’ont pas les mêmes origines.
Par rapport à d’autres pays, le scoutisme à Singapour a une particularité, car nous vivons sur une île. Comme nous ne pouvons pas partir en pleine nature, nous campons dans les parcs proches de la ville. Nous sommes très investis dans le service communautaire. Lors du séisme de mai au Japon, nous avons soutenu les scouts du Japon, en organisant des collectes de fonds, de couvertures et de matériels. »
Recueilli par TERESA KAMMERLANDER et FRANÇOIS-XAVIER MAIGRE
lundi 24 janvier 2011
DISCOURS DU PAPE JEAN-PAUL II (Nous nous souviendrons du Saint Père, Jean Paul II)
lors de la Conférence internationale du scoutisme catholique (CICS), pour son 50e anniversaire à Castelgandolfo.
Le Pape y a lu ce texte en français.
« À l’occasion du cinquantième anniversaire de la fondation de la Conférence internationale catholique du scoutisme, je m’associe volontiers à l’action de grâce des hommes et des femmes qui depuis l’origine ont participé au mouvement scout catholique et y ont reçu une formation spirituelle et humaine exigeante qui les aide dans leur existence quotidienne.
La rencontre entre la méthode scoute et les intuitions du Père Sevin, s.j., a permis d’élaborer une pédagogie basée sur les valeurs évangéliques, où chaque jeune est conduit à s’épanouir et à développer sa personnalité, en faisant fructifier les talents qu’il porte en lui. La loi scoute, entraînant les jeunes dans la voie des vertus, les invite à la rectitude morale et à l’esprit d’ascèse, et les oriente ainsi vers Dieu et les appelle à servir leurs frères s’attachant à faire le bien, ils deviennent des hommes et des femmes capables de prendre des responsabilités dans l’Église et dans la société. Au sein d’une patrouille, dans les camps et dans d’autres circonstances, les scouts découvrent le Seigneur à travers les merveilles de la création, qu’ils sont appelés à respecter. Ils font aussi une expérience précieuse de la vie ecclésiale, rencontrant le Christ dans la prière personnelle, à laquelle ils peuvent se familiariser, et dans la célébration eucharistique. De plus, l’unité scoute offre aux jeunes l’occasion de faire l’apprentissage de la vie en société, dans le respect de chacun.
La fraternité scoute internationale crée des liens entre des personnes de cultures, de langues ou de confessions différentes et elles constituent une possibilité de dialogue entre elles. Dans cet esprit, je salue les équipes de maîtrise et les unités scoutes qui ont le souci de proposer aux jeunes des villes et des banlieues, souvent désœuvrés, l’idéal et la pédagogie de leur mouvement. Il y a là une véritable dimension fraternelle, qui contribue à l’évangélisation de personnes souvent très éloignées du Christ et de l’Église, et au développement de la paix et de la collaboration entre les hommes et les peuples. Je salue l’attitude des responsables et des jeunes du mouvement qui favorisent les rencontres avec des membres d’autre communautés ecclésiales, dans un esprit oecuménique, éduquant ainsi au dialogue et au respect de l’autre. Sans que soient niés les principes spécifiques du scoutisme catholique, cette ouverture aux jeunes d’autres cultures et d’autres démarches religieuses permettra que le Christ soit mieux connu et mieux aimé.Je n’oublie pas que le scoutisme est aussi un lieu de maturation de vocations pour les jeunes qui souhaitent s’engager soit dans le sacerdoce ou dans la vie religieuse, soit dans le mariage selon les principes de l’Église. Dans ce cadre éducatif, ils trouvent auprès de leurs chefs et de leurs camarades un soutien fraternel et une aide précieuse pour le discernement, en vue de répondre pleinement à l’appel du Seigneur.
À l’approche de l’an 2000, je souhaite vivement que le mouvement scout continue à se laisser interroger sur sa façon de vivre de manière plus radicale les engagements évangéliques et à donner un témoignage de collaboration harmonieuse et de communion. En ce sens, il sera important de reconnaître toujours d’avantage les sensibilités propres de certaines unités au sein même des fédérations, dans une volonté de dialogue et de compréhension. Il serait aussi particulièrement significatif que l’unité du mouvement scout, parfois brisée dans le passé, se réalise au cours du grand Jubilé, ainsi, aux yeux du monde, serait donné un témoignage de l’amour fraternel et de la réconciliation, qui permettent de reconnaître les disciples du Seigneur (cf. Jn 4,7-9)
Invoquant sur tous les scouts le soutien de l’Esprit Saint et l’intercession de Notre-Dame, j’encourage vivement le mouvement à poursuivre et à intensifier le service qu’il rend à la jeunesse du monde, en lui proposant un idéal et en lui donnant le Christ comme modèle de vie humaine parfaitement accomplie et comme chemin vers le bonheur, car « Il est la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). À tous les membres de la Conférence internationale catholique du Scoutisme, j’accorde de grand cœur la Bénédiction apostolique. »
Du Vatican, le 13 septembre 1998




